Devenir Policier Investigateur en cybercriminalité

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Vous êtes rigoureux et patient, vous aimez l'ordre et la morale et avez envie de travailler auprès des forces de l'ordre pour être utile à votre pays ? Vous êtes un passionné
d'informatique et des nouvelles technologies et l'environnement internet n'a pas de secret pour vous ? Alors, vous êtes peut-être fait pour devenir policier investigateur en cybercriminalité.

 

Présentation du métier de policier en cybercriminalité

 
Si l'on évoque souvent la criminalité des rues, il ne faut pas oublier qu'il existe un environnement où les malfaiteurs sévissent également : internet. Avec l'accroissement rapide du réseau web mondial et des réseaux sociaux, l'évolution des nouvelles technologies d'information et de communication, la surveillance d'internet est un travail à part entière. Le métier de policier investigateur en cybercriminalité est un métier qui évolue et recrute de plus en plus, car les technologies évoluent et les crimes sont de plus en plus difficiles à déceler. Il faut des équipes à part entière pour permettre d'éviter les délits, mais aussi d'assurer une veille permanente sur le réseau internet.
 
Pour devenir policier ou policière en cybercriminalité, il suffit d'en faire la demande pour toute personne qui est déjà dans la police, puis de passer un entretien devant un jury. Pour les personnes salariées du privé, qui souhaitent changer de métier, il est possible de passer un concours pour devenir Gardien de la Paix ou Officier de Police Judiciaire, selon votre niveau d'études. Vous pouvez vous présenter aux concours de la police nationale, soit dans le cadre de votre formation initiale, soit avec la formation continue, dans le cadre d'une reconversion professionnelle.
 
Lorsque vous aurez acquis de l'expérience au sein de la police nationale, il vous sera possible de demander à intégrer un poste d'investigateur en cybercriminalité.
 
Le travail demandé nécessite de la patience et du savoir-faire, avec de bonnes connaissances d'internet, de l'informatique et des nouvelles technologies. Les cybercriminels peuvent sévir de différentes façons : piratage d'associations, d'administrations, d'institutions, demande de rançons auprès d'organismes publics ou privés ou de particuliers, usurpation d'identité, vol de données par hameçonnage, ainsi que d'autres crimes plus graves comme la pédopornographie, le harcèlement sur les réseaux sociaux, les tentatives d'enlèvement par le biais des réseaux, la radicalisation et les incitations à la haine et à la violence.
 
Les cyberpoliciers sont formés pour connaître tous les rouages des réseaux informatiques et d'internet et ont des missions réglementées.
 
Ce métier passionnant offre des débouchés, car les recrutements à ces postes vont s'étendre avec l'évolution rapide d'internet dans les années à venir.
 

Les missions, tâches et fonctions du policier en cybercriminalité


 
Ses missions se concentrent sur tout type d'infraction pénale en rapport avec la cybercriminalité. Avec une solide connaissance du web, le policier en cybercriminalité a toutes les compétences pour poursuivre des cybercriminels en analysant le réseau, en assurant une surveillance constante des réseaux les plus communément empruntés par les cybercriminels et en demandant que soient menées des enquêtes judiciaires lorsque cela s'avère nécessaire.
 
Sa formation lui permet d'avoir une excellente connaissance des technologies de la communication et de l'information. Lorsqu'une enquête est nécessaire, le policier en cybercriminalité peut analyser certains supports numériques ou encore effectuer des copies de ces supports en veillant à ne pas nuire à l'intégrité d'une pièce considérée comme preuve pour le bon déroulement de l'enquête.
 
Outre les enquêtes consécutives à des soupçons sur certains réseaux de délinquances ou de criminalités avérées, le policier investigateur en cybercriminalité doit aussi assurer une veille technologique pour prévenir toutes sortes de problèmes liés à la cybercriminalité.
 
Parmi les crimes les plus courants, on peut citer :
 
  • les phénomènes d'escroquerie de toutes sortes ;
  • l'usurpation d'identité ;
  • le piratage informatique ;
  • le harcèlement sur les réseaux sociaux ou les sites de rencontre (harcèlement virtuel) ;
  • le hacking ;
  • la pédopornographie ;
  • la surveillance des cas de radicalisation et d'incitation à la haine sur des réseaux sociaux ;
  • le chantage...
Les enquêtes judiciaires auxquelles participent les policiers en cybercriminalité vont toucher tout l'environnement des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) et pas seulement Internet. Pour exercer ces missions très précises, il faut passer beaucoup de temps à faire des recherches et faire preuve d'une grande patience, qualité indispensable dans cette profession.
 
La formation d'ICC (Investigateur en CyberCriminalité) permet au policier de maîtriser parfaitement les techniques d'investigation et l'univers informatique. Bien souvent officier de police judiciaire, il pourra intervenir dans l'exécution des commissions rogatoires.
 
Ses missions sont variées et son métier est en plein essor puisque l'expansion du numérique entraîne la recherche constante de professionnels aptes à surfer avec facilité sur le web et à connaître parfaitement les NTIC qui évoluent rapidement. Les missions, tâches et fonctions du policier en cybercriminalité

L'organisation et les effectifs

 
La DCPJ (Direction Centrale de la Police Judiciaire) du ministère de l’Intérieur a mis en place, depuis 2014, une Sous-Direction en charge de la Lutte contre la Cybercriminalité (SDLC) face à l'importance croissante des crimes répertoriés sur le net.
 
Au sein de cette direction, on recense 130 personnes, notamment des techniciens et ingénieurs. C'est la SDLC qui joue un rôle crucial pour la formation des investigateurs et grâce à cette sous-direction, 610 investigateurs ont déjà été formés. Outre son action de formation la SDLC anime le réseau de « référents cybermenaces ». Cette sous-direction met à la disposition des investigateurs en cybercriminalité ses réseaux, mais aussi ses 16 laboratoires d'investigation du numérique répartis sur tout le territoire.
 
La Préfecture de Police de Paris a également son unité de policiers investigateurs en cybercriminalité. Ils sont recrutés pour la BEFTI (Brigade d'Enquête sur les Fraudes aux Technologies de l'Information) qui fut créée en 1994 et regroupe actuellement 25 policiers en cybercriminalité pour agir au sein de Paris et la petite couronne (source : senat.fr).
 

La tenue et les équipements du policier en cybercriminalité

 

La tenue du policier en cybercriminalité

 
En tant qu'officier de police judiciaire (conseillé pour mener les enquêtes de cybercriminalité), le policier investigateur en criminalité porte l'uniforme réglementaire : pantalon et blouson bleu foncé avec la mention police nationale dans le dos du blouson, polo bleu clair et chaussures montantes.
 
Il peut aussi intervenir sur certaines missions en civil.
 

Équipement du policier en cybercriminalité

 
Il porte une arme de service, une matraque télescopique, un taser et une grenade comme ses collègues de même rang. Les officiers de police judiciaire peuvent également avoir à leur disposition des pistolets et des fusils.
 
Pour leurs déplacements, ils utilisent un véhicule de la police nationale mais peuvent, dans le cadre de certaines enquêtes exigeant beaucoup de discrétion, se servir d'une voiture banalisée.
 
En plus de cet équipement, le cyberpolicier possède tout un équipement informatique et des logiciels spécifiques qui lui permettent d'assurer une veille ou de faire des recherches pointues dans le cadre d'une enquête judiciaire.
 

Qualités et compétences requises pour le métier de policier en cybercriminalité

 

Qualités essentielles

 
  • être patient car les investigations peuvent être longues et le travail de veille nécessite du temps et de la patience ;
  • être rigoureux ;
  • faire preuve d'autonomie ;
  • avoir un bon esprit d'équipe ;
  • savoir faire preuve de sang-froid ;
  • être méthodique et organisé ;
  • avoir un bon esprit d'analyse.

Compétences requises

 
  • Bien maîtriser la procédure pénale et avoir une bonne connaissance du droit ;
  • Avoir une très bonne connaissance des particularités juridiques et légales qui régissent le domaine du numérique ;
  • Avoir les compétences techniques en numérique et en informatique et savoir délimiter le champ infractionnel ;
  • Avoir les compétences spécifiques : informatique, web, réseaux, applications, etc. et se tenir au courant des évolutions.
Qualités et compétences requises pour le métier de policier en

Comment devenir policier investigateur en cybercriminalité ?

 

Les conditions pour devenir policier en cybercriminalité

 
  • être déjà policier ou se présenter au concours d'officier de police judiciaire ;
  • être un passionné d'informatique et des nouvelles technologies et posséder de bonnes connaissances d'internet et des réseaux sociaux. Même si une formation spécifique peut préparer le policier à ses fonctions d'investigateur en cybercriminalité, il est toujours appréciable d'avoir déjà des compétences informatiques pour demander à être intégré dans cette fonction.

À savoir : il est préférable de se préparer au concours d'Officier de Police Judiciaire pour répondre aux exigences d'investigation et avoir déjà une formation solide dans le domaine judiciaire. Toutefois, il est tout à fait possible de commencer dans la police en qualité de Gardien de la Paix, puis de se présenter à un concours interne.
 

Concours externe d'Officier de Police

 
Conditions
 
  • être âgé de 18 à 35 ans ;
  • être titulaire d’un diplôme de niveau Bac + 3 (licence ou équivalent) ;
  • avoir la nationalité française ;
  • avoir un casier judiciaire vierge et être de bonne moralité ;
  • avoir une bonne condition physique
  • être en règle avec les obligations militaires ;
  • être apte au port et au maniement d'une arme.

Concours
 
Le concours se déroule en trois temps : l'admissibilité, la phase de pré-admission et celle d'admission.
 
Épreuves d'admissibilité :
 
  • Test écrit de culture générale (durée 4 h, coefficient 4) : dissertation sur un sujet d'ordre politique, économique ou social en France ou à l'international ;
  • Test écrit de résolution d'un cas pratique avec un dossier documentaire d'appui à caractère administratif qui va permettre d'analyser l'esprit de synthèse du candidat et sa façon d'organiser ses idées et de structurer son écrit tout en pouvant se projeter dans un cadre opérationnel (durée 4 heures, coefficient 3) ;
  • QCM (questions à choix multiples) sur les connaissances générales du candidat. Cette épreuve peut aussi se présenter sous forme de réponses courtes et concerne des questions d'actualité et des questions générales sur l'organisation de la Police Nationale et de ses services (durée 1 heure, coefficient 3) ;
  • QCM ou réponses courtes de droit administratif général (durée : 1 heure, coefficient 2). Cette épreuve peut aussi porter sur des questions de libertés publiques ;
  • Épreuve écrite en droit (durée 3 heures, coefficient 2). Cette épreuve peut aussi porter sur la procédure pénale.
Épreuves de pré-admission :
 
Le candidat qui a obtenu un total de points validant les épreuves d'admissibilité, pourra ensuite se présenter aux épreuves de pré-admission.
 
Il s'agit de tests pour évaluer la condition physique du candidat au moyen :
 
- d'un parcours pour évaluer l'habileté motrice ou PHM ;
 
- d'un exercice permettant d'évaluer l'endurance cardio-respiratoire ou TECR ;
 
Ces épreuves sont notées avec un coefficient 3 et le candidat ne doit pas obtenir de note inférieure à 7/20 afin de pouvoir poursuivre le concours et passer les épreuves d'admission.
 
Épreuves d'admission :
 
  • Épreuves écrites permettant d'évaluer le profil psychologique du candidat (tests psychotechniques), durée 3 heures.
  • Test de mise en situation professionnelle avec un cas pratique à résoudre (dossier documentaire d'appui). Après un temps de préparation, le candidat doit présenter oralement ses réponses au problème posé et répondre aux questions d'un examinateur, durée 30 minutes de préparation et 30 minutes de discussion orale, coefficient 4.
  • Épreuve orale sur des questions d'ordre général ou un sujet d'actualité. Le candidat est face à un jury et doit montrer ses qualités de réflexion et pourra également être interrogé sur sa motivation à exercer la profession choisie, durée 35 minutes de préparation et 35 minutes d'entretien avec le jury, coefficient 5
  • Épreuve orale obligatoire en langue étrangère (langue choisie par le candidat au moment de son inscription au concours), durée 15 minutes, coefficient 3.
Le concours se termine par une visite médicale obligatoire. À l'issue de cette visite médicale, si le candidat est jugé apte et s'il a réussi le concours, il pourra suivre la formation en école.
 
Même si le recrutement est ouvert à tous les policiers, on demande le plus souvent que le futur policier investigateur en cybercriminalité ait un niveau Bac+3 à Bac+4. Avoir choisi le concours d'Officier de Police Judiciaire offre plus de possibilités d'être recruté au poste de cyberpolicier.
 
Si le candidat souhaite exercer comme cyberpolicier, il doit formuler sa demande à sa hiérarchie et passer un entretien avec un jury qui va opérer une sélection assez stricte.
 
Les meilleurs candidats pourront alors suivre une formation en interne. Cette formation se compose de plusieurs modules qui vont permettre d'accéder à différents types de métiers (primo-intervenant en cybercriminalité, enquêteur sur le net et les réseaux sociaux, réalisation d'enquête en utilisant un pseudonyme).
 
Bien se préparer aux concours
 
Que ce soit pour passer le concours de Gardien de la Paix ou pour se présenter à celui d'Officier de Police Judiciaire pour devenir ensuite Policier Investigateur en Cybercriminalité, il faut tout d'abord se préparer avec une école car les conditions de concours peuvent être difficiles et il vaut mieux bien se préparer à l'ensemble des épreuves, y compris les épreuves sportives.
 
Il existe plusieurs types d'écoles préparant aux concours de la police nationale, comme les CPI (en présentiel) de l'ENSP (École Nationale Supérieure de la Police).
 
Cependant, si vous êtes étudiant, salarié en situation de reconversion professionnelle ou demandeur d'emploi, il est souvent plus facile de se préparer avec un centre d'enseignement à distance (exemple : EFM Fonction Publique) car ces centres mettent les candidats en condition et préparent parfaitement à toutes les épreuves du concours.
 

Salaire, statut et évolution de carrière d'un policier en cybercriminalité

 

Salaire et statut

 
Avec un statut d'agent de la fonction publique d'État, rattaché au ministère de l’Intérieur, le policier investigateur en cybercriminalité, touche une rémunération moyenne de 2 700 euros bruts par mois.
 

Évolution de carrière

 
Dans la police nationale, tout policier peut se spécialiser dans un domaine particulier ou changer de voie en suivant des formations ou en se présentant à des concours internes. Il peut notamment monter en grade s'il fait carrière dans la police. Le cyberpolicier peut décider, par exemple, de devenir commissaire de police judiciaire ou demander à intégrer la police aux frontières. Un cyberpolicier ayant de bonnes qualifications est souvent recherché dans de nombreux services de la police.
 

Contexte métier

 
Le développement d'internet et l'arrivée de nouvelles fonctionnalités informatiques ne font qu'accroître les risques de déviance sur internet. L'étape suivante va concerner notamment l'arrivée non plus seulement d'un monde connecté mais d'un monde évoluant dans un univers virtuel avec des outils adaptés. Ces évolutions nécessitent une mise à niveau constante des connaissances des cyberpoliciers. Leur métier n'est donc pas figé et évolue constamment. En outre, pour faire face à de nouvelles menaces, les besoins en effectifs ne feront que s'accroître et choisir cette profession permet d'obtenir de nombreux débouchés professionnels.
 
Le métier de Policier investigateur en cybercriminalité est une profession passionnante qui répond à la double fonction de policier d'une part, lequel a vocation à assurer le maintien de l'ordre et à protéger les citoyens, et celle de spécialiste en informatique et réseaux de communication d'autre part. Ce métier ne cessera sans doute pas d'évoluer car les attaques, tant sur le territoire qu'à l'extérieur, sont nombreuses et il faut du monde pour en déjouer le plus possible. Les cyberattaques sont aussi devenues des moyens de pression entre les états mais ce sont aussi des moyens d'espionner les pays ciblés. La police nationale, dans son rôle constant de protéger les citoyens, les gouvernants et le territoire dans son ensemble, cherche à mettre en place davantage de personnes compétentes pour répondre à ces diverses menaces.
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