Devenir Policier en maintien de l'ordre

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Homme ou femme d'action, le Policier ou la Policière en maintien de l'ordre occupe un rôle clé au sein de la Police Nationale. En effet, c'est le Policier en maintien de l'ordre qui sera en première ligne pour assurer la sécurité des personnes et des biens. Courageux et très impliqué dans son groupe, le Policier en maintien de l'ordre intervient partout où la sécurité peut être compromise.

 

Présentation du maintien de l'ordre

 
La police administrative et judiciaire a notamment la mission d'assurer la sécurité des citoyens en mettant en œuvre les opérations d'interventions adéquates. Elle envoie ses agents pour assurer le maintien de l'ordre au cours des grandes manifestations qui sont organisées sur la voie publique.
 
Les opérations destinées à maintenir l'ordre doivent permettre d'assurer la sécurité des personnes tout en permettant à des groupes de manifester. Lorsque certaines manifestations entrainent certains débordements avec des dégradations sur les biens ou des risques pour la sécurité des personnes en présence, les forces de l'ordre ont la lourde responsabilité de maintenir l'ordre sans violence, ce qui est parfois difficile lorsqu'ils sont, à leur tour, l'objet d'attaques physiques.
 
Les policiers en maintien de l'ordre peuvent venir de plusieurs branches de la Police, notamment celle des CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité). Ils sont aussi rejoints, lors de grandes manifestations, par des troupes de la Gendarmerie Nationale appartenant aux Escadrons de Gendarmerie Mobiles (EGM).
 
On parle de « doctrine française du maintien de l'ordre ». Elle repose notamment sur deux éléments importants :
 
  • Être en mesure de maîtriser l'avancée des manifestants, sans heurts ;
  • N'utiliser la force et les équipements de la police du maintien de l'ordre, que dans les cas de nécessité absolue.
Il existe d'ailleurs un Code de Déontologie auquel se réfèrent les agents de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale.
  La police administrative et judiciaire

Maintien de l'ordre : faits marquants de l'histoire

 
La doctrine du maintien de l'ordre a subi quelques modifications au cours de son histoire. Si c'est l'armée qui fait régner l'ordre initialement, au début du XXᵉ siècle, les gouvernements successifs n'apprécient pas toujours les méthodes utilisées par l'armée, souvent violentes. Ainsi, en 1921, est créée une force spéciale pour contrôler les mouvements de foules, issue de la Gendarmerie nationale.
 
Les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) sont ensuite mises en place après la Seconde Guerre Mondiale. Ces compagnies appartiennent à la Police Nationale et dépendent directement du préfet de Police.
 
Tout au long des années 60, les affrontements sont nombreux et souvent violents (exemple : la manifestation du métro Charonne, lors de la guerre d'Algérie, puis les manifestations étudiantes et ouvrières de mai 1968). Le préfet de Police en place à l'époque de mai 1968 – Maurice Grimaud – considère qu'il faut une nouvelle politique du maintien de l'ordre pour éviter le développement de la violence au sein des forces de l'ordre. Désormais, les confrontations sont à éviter autant que possible et l'emploi de la force doit être mesuré. Il met en place des unités professionnelles spécialisées. Mais dans les années 1970, les violences sont plus soutenues parmi les manifestants, avec notamment l'intrusion de « casseurs » dans les mouvements de foules et il faut abandonner la mise à distance des manifestants et mettre en place des voltigeurs moto portés. Ces derniers seront dissouts peu de temps après lorsqu'en décembre 1986, un manifestant est accidentellement tué par des voltigeurs (manifestation étudiante ayant conduit au décès de Malik Oussekine). Le principe de la mise à distance est alors repris pour assurer le maintien de l'ordre.
 
Il faut noter aussi, dans l'histoire du maintien de l'ordre, un tournant important qui a eu lieu en 2005 avec l'adoption de nouveaux moyens de défense que sont notamment les lanceurs de balles en caoutchouc (flashballs). Puis, en 2016, lors des manifestations importantes consécutives à la Loi Travail, des avancées dans le maintien de l'ordre prennent en compte non seulement la façon de protéger les personnes et les biens lors des manifestations, mais aussi le risque terroriste qui augmente l'importance des moyens de sécurité. Les manifestations sont infiltrées par des black blocs, ce qui implique la mise en place de nouvelles techniques. De nouvelles équipes sont instaurées afin d'assurer le maintien de l'ordre, notamment les Détachements d'Action Rapide (DAR) qui sont composés de policiers de la BAC (Brigade Anti Criminalité) et de policiers de la Brigade d'Intervention de la Préfecture de Paris. Ces groupes de policiers seront rejoints en 2019 par les BRAV-M (Brigades de Répression de l'Action Violente Motorisées).
 
Ces hommes et femmes d'action et de terrain suivent une formation intense et leur entrainement est presque équivalent à celui des militaires.
 

Présentation métier : Policier en maintien de l'ordre

 
Fonctionnaire de police mobile, le Policier en maintien de l'ordre est surtout un agent de terrain qui travaille le plus souvent en équipe et qui se caractérise par une excellente condition physique. En effet, au cours de ses missions professionnelles, il devra faire face à des interventions de toutes sortes, dont certaines plus dangereuses que d'autres.
 
Ses missions tournent autour de la sécurité publique ; il doit assurer la protection des personnes et des biens et cela peut l'amener à intervenir au cours de manifestations de grande ampleur où les débordements peuvent être fréquents. Il peut aussi venir sécuriser un lieu à la suite d’une tentative d'attentat en attendant que d'autres services spécialisés arrivent (GIGN, RAID).
 
Le Policier en maintien de l'ordre pourra aussi exercer dans tous les types de secteurs géographiques (ville, campagne, montagne, mer) ; il est donc adaptable et mobile. Son entrainement peut s'apparenter à celui des militaires. Les Policiers en maintien de l'ordre peuvent travailler dans différents services de la Police Nationale comme les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).
 
Ce métier s'adresse aux personnes qui ont la vocation pour exercer dans la Police Nationale et qui ont une attirance pour les métiers de terrain plus que pour ceux de bureau. C'est en effet un métier qui peut s'avérer très intense et qui nécessite d'avoir une excellente forme physique, mais aussi un bon équilibre psychologique. La cohésion de groupe, la solidarité dans les équipes, la protection des coéquipiers lors des interventions potentiellement dangereuses, sont également au cœur de ce métier passionnant.
  Policier en maintien de l'ordre

Les missions du policier en maintien de l'ordre


Que fait un Policier / Policière en maintien de l'ordre ?

 
La mission principale est résumée dans l'intitulé du métier. Le Policier est le garant du maintien de l'ordre et va devoir intervenir sur tous les fronts dès lors qu'il existe un risque pour la sécurité des citoyens ou des biens.
 

Quelles sont ses missions ?

 
Ses missions sont notamment :
 
  • Rétablissement de l'ordre lors de certains débordements ;
  • Veille lors des manifestations sur la voie publique en vue d'assurer le maintien de l'ordre ;
  • Surveillance des personnes et des biens afin d'assurer leur sécurité ;
  • Aide et secours à la population lors de graves sinistres ;
  • Action de vigilance en cas de suspicion d'actes de terrorisme et/ou interventions sur des scènes de violences terroristes ;
  • Participation à la lutte contre toutes formes de violences urbaines en collaboration avec les agents de la DCSP (Direction Centrale de Sécurité Publique) ;
  • Contrôle des individus aux différentes frontières : terrestres, marines, aériennes.
  • Prévention de la délinquance et missions de formation (exemple : éducation routière) ;
  • Etc.

Compétences et qualités requises pour le métier

 
Pour devenir Policier / Policière en maintien de l'ordre, il faut avoir des qualités personnelles et des compétences techniques propres à l'exercice de ce métier.
 

Qualités requises

 
  • Savoir s'adapter à toutes les situations ;
  • Faire preuve de disponibilité ;
  • Être dynamique ;
  • Être réactif ;
  • Faire preuve de sang-froid ;
  • Être mobile ;
  • Être courageux et volontaire ;
  • Savoir obéir aux ordres d'une hiérarchie ;
  • Avoir un bon esprit d'équipe, car le métier s'exerce en groupe lors d'interventions sur place ou en déplacements ;
  • Avoir une excellente condition physique et notamment une bonne vue ;
  • Avoir un casier judiciaire vierge ;
  • Être intègre ;
  • Savoir se montrer ferme et se faire respecter ;
  • Mesurer 1,60 m minimum pour les futures policières et 1,68 m minimum pour les policiers en maintien de l'ordre.
 

Compétences requises

 
  • Être titulaire d'un permis de conduire ;
  • Savoir nager, car les policiers en maintien de l'ordre peuvent intervenir en tous lieux (mer, fleuves, montagnes, villes) ;
  • Maîtriser parfaitement l'utilisation des armes et des équipements de défense et de protection à l’issue de sa formation ;
  • Être capable d'intervenir sur des lieux d'attaques terroristes.

Les effectifs

 
Au sein de la Police Nationale, les effectifs couvrant tout le territoire forment un quota d'environ 150 000 policiers, femmes et hommes.

Les femmes représentent 27 % des effectifs. Majoritairement présentes dans les métiers administratifs jusqu'alors, elles gagnent du terrain sur des métiers de commandement ou des métiers au contact de la population, parfois très éprouvants physiquement.
Elles sont moins nombreuses que les hommes dans les fonctions de maintien de l'ordre.

Pour déterminer clairement le nombre de policiers spécialisés dans le maintien de l'ordre, il faudrait tenir compte de tous les services où ils sont présents. Par exemple, chez les CRS, on recensait en 2018, environ 13 100 policiers agissant au sein de 60 compagnies de 130 agents, en plus des compagnies spécialisées (autoroutières, motocyclistes, chargées de la protection des personnalités, etc.).
 
Deux compagnies ont été créées en 2003 par Nicolas Sarkozy : les CSI (Compagnies de Sécurisation et d'Intervention) et les CDI (Compagnies Départementales d'Intervention). Si les CRS peuvent être déployés sur tout le territoire, ces compagnies agissent au niveau départemental pour assurer le maintien de l'ordre.
 
On trouve également les Compagnies d'Intervention (CI), spécificité parisienne. Au nombre de 7, elles sont rattachées à la Préfecture de Police de Paris avec un effectif de 110 personnes.
 
Les policiers qui intègrent la BAC (Brigade Anti-Criminalité) assurent aussi, entre autres, des missions de maintien de l'ordre. Ils représentent un effectif de 5 200 personnes au niveau national (hors effectifs de Paris).
 
Enfin, la Préfecture de Police de Paris dispose aussi de 45 cavaliers et 23 chevaux pour aider lors de manifestations à assurer le maintien de l'ordre.
 
Des équipes de la Gendarmerie Nationale sont également mobilisées pour venir en renfort de la Police Nationale et assurer le maintien de l'ordre. C'est le cas de l'Escadron de Gendarmerie Mobile (EGM) qui regroupe 12 801 militaires.
  Police Nationale

Tenue et équipements des policiers en maintien de l'ordre

 

Tenue

 
Les policiers en maintien de l'ordre portent une tenue qui permet d'intervenir sur le terrain, sans entrave, avec un certain confort adapté à toutes les saisons, mais aussi avec un équipement destiné à les protéger lors des potentiels affrontements.

Par exemple, s'il travaille comme CRS, le policier porte une tenue bleu marine, un casque, un gilet de protection, mais aussi des coques de protection (genoux, coudes). Il porte des chaussures de type rangers, adaptées à tous les terrains et toutes les saisons. Ces chaussures montantes assurent également une protection.

S'il intervient à moto ou à cheval, il a encore des coques supplémentaires adaptées à son mode d'intervention. 
 
Au dos des blousons, ils portent la mention de la police nationale ou du corps auquel ils sont rattachés (exemple : CRS).
 

Équipement

 
Outre sa tenue habituelle, le Policier en maintien de l'ordre, doit porter des équipements plus appropriés lors d'interventions dans des manifestations par exemple.
 
Cet équipement pourra se composer d'un casque, d'un gilet pare-balles, d'épaisses protections pour les jambes et les bras, d'un bouclier antiémeute, de grenades lacrymogènes, de bâton de défense, de canons lanceurs d'eau ou encore de tracteurs anti-barricade, etc. Cet équipement est adapté selon le type d'intervention.

S'il doit venir en renfort dans le cas d'une attaque terroriste, il est muni d'armes comme le fusil d'assaut.

La tenue et l'équipement requis pour des interventions d'envergure peuvent représenter un poids total de 25 kg, ce qui implique la nécessité d’être en excellente forme physique.
Son environnement de travail nécessite également d'adapter son équipement et sa tenue comme c'est le cas, par exemple, s'il exerce en montagne ou en bord de mer.

Le policier de maintien de l'ordre dispose également d'équipements de transmission radio.
 

Comment devenir Policier en maintien de l'ordre ?

 

Pour qui ?

 
Tous les policiers peuvent demander leur affectation en maintien de l'ordre. Pour les personnes qui ne font pas encore partie de la Police Nationale, elles peuvent passer un des concours proposés selon leur niveau d'études afin de devenir Gardien de la Paix, Officiers ou Commissaires et suivre une formation spécifique à l'école de police.

À la sortie de l'école de police, les candidats choisissent le poste où ils souhaitent être affectés.
Les policiers déjà en poste peuvent devenir Policier en maintien de l'ordre par mutation interne dès lors qu'il y a une vacance de poste. En cas de mutation interne, le candidat passe un entretien avec un jury.
 


Formation après le concours

 
Quel que soit le concours passé, le candidat va suivre une formation générale à l'école de police. S'il décide à la sortie de l'école de devenir Policier en maintien de l'ordre, il devra suivre une formation spécifique pour ce métier qui va lui permettre notamment d'être formé :
 
  • Aux armements collectifs utilisés lors d'interventions sur des manifestations ;
  • À l'utilisation des matériels divers utilisés pour la gestion de foule ;
  • Aux différentes techniques adaptées au maintien de l'ordre pour assurer la sécurité des personnes et des biens dans toutes les situations.
 

Quel concours ?

 
Si vous êtes tenté par le métier de Policier en maintien de l'ordre et que vous travaillez actuellement dans le privé ou que vous êtes demandeur d'emploi ou étudiant, vous devez d'abord préparer un concours pour entrer dans la Police Nationale.

Avec un niveau Baccalauréat, vous opterez plutôt pour le concours de Gardien de la Paix, toutefois, si vous avez un niveau supérieur (Bac + 3), vous pouvez directement vous présenter au concours d'Officier de Police. Il suffira ensuite de choisir votre lieu d'affectation après réussite du concours.
 

Les conditions requises pour devenir Policier en maintien de l’ordre

 
  • Être de nationalité française ;
  • Avoir un casier judiciaire vierge ;
  • Être en règle avec ses obligations militaires ;
  • Être âgé de 45 ans minimum pour le concours de Gardien de la Paix, 35 pour le concours d’Officier de Police,
  • Être titulaire d’un baccalauréat ou d’un diplôme équivalent pour le concours de Gardien de la Paix et d’un Bac +3 pour le concours d’Officier ;
  • Être apte physiquement et psychologiquement à l'exercice du métier de policier.
 
Les concours s'adressent aux candidats issus de la formation initiale ou à ceux de la formation continue (exemple : salarié souhaitant opérer une reconversion professionnelle).

Pour bien vous préparer au concours choisi, il est possible de vous inscrire dans une école de type Prépa avec des cours en présentiel ou bien de choisir une formation avec un centre d'enseignement à distance (exemple : EFM Fonction Publique). Cette dernière option est un choix qui s'impose lorsque l'on travaille et que l'on souhaite préparer un concours de la Police Nationale à son rythme, car vous pourrez étudier tout en travaillant et planifier vos heures de travail le soir ou le week-end.

Ces formations offrent une très bonne préparation et un suivi pédagogique personnalisé.
 

Épreuves du concours externe de Gardien de la Paix

 
Ce concours comporte deux types d'épreuves : les épreuves d'admissibilité et les épreuves d'admission.
 

Les épreuves d'admissibilité

 
  • Cas pratique(s) à résoudre avec l'appui d'un dossier documentaire et des mises en situation. Cette première épreuve permet d'évaluer les capacités d'analyse du candidat ainsi que ses compétences rédactionnelles (durée 2 heures, coef. 4 – une note inférieure à 5/20 est éliminatoire) ;
  • QCM (Questions à Choix Multiples) relatif à l'actualité, le cadre institutionnel, mais aussi les grandes époques de l'histoire de France ou encore la culture générale (durée : 1 heure en tout avec le QCM de langues vivante - coef. 2) :
  • Épreuve de langue vivante (choisie par le candidat au moment du dépôt de dossier d'inscription parmi l'anglais, l'allemand ou l'espagnol). Le test se fait sous forme de QCM (Questions à Choix Multiples) - coef. 1 ;
  • Tests psychotechniques obligatoires. Ces tests ne sont pas notés, mais serviront à l'étude du dossier du candidat (durée : 2 h).
 

Les épreuves d'admission

 
  • Test sportif : épreuve de PHM (Parcours d'Habileté Motrice) et épreuve de TECR (Test d'Endurance Cardio-Respiratoire). L'obtention d'une note inférieure à 7/20 est éliminatoire pour ces épreuves au coefficient 4.
  • Entretien face à un jury. Cet entretien va aider à évaluer le profil du candidat et sa motivation pour le métier de Policier. Le jury utilise les données collectées avec les tests psychotechniques, mais aussi le curriculum vitae du candidat et l'interroge sur son parcours. La durée de l'entretien est de 20 minutes (avec 5 minutes de préparation). Une note inférieure à 5/20 est éliminatoire (coefficient 5).
Après le concours et si vous êtes reçu, vous devrez vous présenter à une visite médicale obligatoire, qui doit se faire avant la formation en école de police.
  Les épreuves d'admissibilité

La formation à l'école de Police

 
Après la réussite du concours et sa visite médicale, le candidat est formé à l'école de Police. Il est logé et rémunéré pendant sa formation.
 
Le Gardien de la Paix suit une formation de 24 mois, dont 8 mois à l'ENP (Ecole Nationale de Police) et 16 mois de stages pratiques pour répondre aux besoins de son premier emploi.

Les candidats sont tout d'abord élèves-gardiens de la paix durant les 8 mois de formation théorique à l'ENP, puis ils sont Gardiens de la Paix Stagiaires, dès leur stage de 16 mois. Ils sont titularisés dès la fin de leur stage de formation s'ils ont été jugés aptes au métier.
 
Pour travailler au maintien de l'ordre, certains policiers vont demander leur affectation au sein des CRS et pourront le faire selon leur classement pendant la formation et la liste des postes proposés. Dans tous les cas, les Gardiens de la Paix qui souhaitent exercer en tant que policiers en maintien de l'ordre doivent suivre une formation spécifique avant d'exercer ce métier.
 

Statut, salaire et évolution de carrière

 

Statut et salaire

 
Le Policier en maintien de l'ordre est un fonctionnaire d'état de la filière Police-Sécurité.
La rémunération est calculée au moyen d'une grille indiciaire et peut évoluer selon le grade. Le Policier en maintien de l'ordre qui débute comme Gardien de la Paix perçoit une rémunération de 2 092 euros nets.
Par exemple, un Policier affecté à la compagnie républicaine de sécurité (CRS) peut percevoir, en début de carrière, un salaire net d'environ 1 800 euros mensuels.

Ce salaire pourra atteindre 2 450 euros nets lorsqu'il arrivera en fin de carrière. À cette rémunération, des primes et indemnités viennent s'ajouter (prime d'absence temporaire lors des déplacements des policiers, indemnités pour les heures supplémentaires). Ainsi, chez les CRS, ces deux indemnités peuvent permettre au policier d'augmenter sa rémunération de base, jusqu'à 800 euros par mois en plus.

Toute rémunération tient compte, par ailleurs, du grade et de l'échelon du policier. Par exemple, un policier CRS peut commencer au grade de sous-brigadier, puis devenir brigadier et brigadier-chef.
 

Évolution de carrière

 
Il est possible de grimper les échelons et d'obtenir une rémunération plus avantageuse chez les policiers, toutes brigades confondues. Un policier en maintien de l'ordre peut ainsi passer de lieutenant à capitaine puis commandant. L'évolution peut se faire grâce à une promotion interne ou par concours interne. Les formations professionnelles permettent aux policiers d'évoluer dans leur métier.
 
En entrant dans la Police Nationale, tout candidat pourra faire carrière. S'il devient Policier en maintien de l'ordre, il pourra évoluer et gravir les échelons. Lorsque sa forme physique n'est plus aussi bonne, il pourra opter pour d'autres métiers proposés par la PN. Il aura alors la possibilité de suivre des formations internes afin de se spécialiser et pourra devenir Policier du renseignement, Policier à la BRI (Brigade de Recherche et d'Investigation), Policier à la Police Scientifique, Policier Secouriste en montagne, etc. Les métiers de la police sont nombreux et intéressants et l'on peut dire, qu'en intégrant la Police Nationale, le candidat peut assurer sa carrière et ne connaitra pas le chômage s'il est compétent et motivé.
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